Aujourd’hui, au Sénat, j’ai eu l’opportunité d’aborder un sujet brûlant et crucial auprès de plusieurs sénateurs : l’avenir des dockers et travailleurs portuaires dans le cadre de la réforme des retraites.Notre corporation, reconnue pour exercer un métier pénible et insalubre, ne peut accepter une réforme qui rallonge de deux ans nos cotisations dans le dispositif de pénibilité de branche. Cette mesure, injuste et inadaptée, prolongerait aussi de deux ans nos carrières.
Depuis la dernière réforme des retraites, le syndicat CNTPA-CFDT poursuit activement et sans relâche à différents niveaux un dialogue social avec les ministères, les parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat pour défendre nos droits.
Cependant, j’ai clairement informé les sénateurs que si nos revendications légitimes ne sont pas entendues, nous serons contraints d’entrer dans un conflit social dur. Il s’agit d’une question de reconnaissance pour des travailleurs portuaires qui sacrifient, dans nos ports, leur santé et réduisent leur espérance de vie au service de l’économie nationale.
Si nous ne sommes pas entendus, le syndicat CNTPA-CFDT appellera à la mobilisation pour faire respecter nos droits et obtenir les ajustements nécessaires à cette réforme. La pénibilité de nos métiers doit être pleinement prise en compte, et nous ne reculerons pas face à cette injustice.

