Signés le 10 juillet 1992, les accords dit « du 10 Juillet » jetaient les bases de la relance du port de Dunkerque à l’issue de la réforme portuaire de 1992. Ils ont permis d’enrayer le déclin du port de Dunkerque grâce à :
- la fiabilité sociale des dockers,
- un dialogue social de place,
- la hausse de la productivité,
- la souplesse,
- la polyvalence,
- une solidarité de la place portuaire qui garantissait aux dockers leur CDI.
Le 10 juillet 2024, le renouvellement de l’accord de place a été signé une troisième fois entre Franck Gonsse, Secrétaire Général de la CNTPA et Thomas Vernier, actuel président du SPEM. La signature a eu lieu dans la salle du conseil de l’UMC (Union Maritime et Commerciale), là où les premiers accords avaient été signés en 1992 par Bernard Gouvart et les représentants des entreprises de manutention de l’époque.
Cet accord historique reprend les grandes lignes du projet « Travailler ensemble. » Document commun qui reste, encore aujourd’hui, le socle de la paix sociale à Dunkerque.
A tel point qu’il est resigné tous les 10 ans :
- En 2002 entre Bernard Gouvart et Philippe Revel, président du SPEM (Syndicat Professionnel des Entreprises de Manutention)
- En 2012, entre Franck Gonsse, et Hervé Rouchon, président du SPEM
- En 2024, entre Franck Gonsse et Thomas Vernier, président du SPEM
Cette signature symbolique boucle un cycle durant lesquels les manutentionnaires représentés par le SPEM et le syndicat des dockers et ouvriers du port (CNTPA) relisent et réactualisent les accords. Durant 6 mois, les différentes parties ont échangé et pris le temps de retravailler l’ensemble des accords, avenants pour aboutir à une actualisation de l’accord de place du port de Dunkerque. Outre la mise à jour des points sociaux et légaux, cette relecture a pour but de s’adapter :
- aux besoins du port et à son développement,
- à la modernisation,
- à l’évolution des trafics portuaires et de ses spécificités.
« 𝐶𝑒𝑡 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑒́𝑚𝑜𝑖𝑛 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑒́𝑡ℎ𝑜𝑑𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑠𝑦𝑛𝑑𝑖𝑐𝑎𝑙𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑢𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝐵𝑒𝑟𝑛𝑎𝑟𝑑 𝐺𝑜𝑢𝑣𝑎𝑟𝑡 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑜𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠. 𝑄𝑢𝑖, 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑝𝑜𝑞𝑢𝑒, 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑖𝑒́ 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑡 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒́ 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 30 𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑡𝑎𝑟𝑑 ? 𝐿𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝑐𝑎𝑟 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒́𝑣𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑎̀ 𝐷𝑢𝑛𝑘𝑒𝑟𝑞𝑢𝑒. 𝐸𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑖𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑚𝑝𝑙𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑜𝑐𝑘𝑒𝑟𝑠, 𝑚𝑎𝑙𝑔𝑟𝑒́ 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑏𝑟𝑒𝑠𝑎𝑢𝑡𝑠 𝑞𝑢’𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑢 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝐷𝑢𝑛𝑘𝑒𝑟𝑞𝑢𝑒 : 𝑓𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑’𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠, 𝑐𝑜𝑛𝑗𝑜𝑛𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑒𝑡𝑐. 𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑟𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑒́𝑡ℎ𝑜𝑑𝑒 𝑑𝑢𝑛𝑘𝑒𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑢𝑛 𝑐𝑎𝑠 𝑑’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑑𝑖𝑎𝑙𝑜𝑔𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑠. 𝐽𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑎̀ 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑒𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑒𝑠𝑝𝑟𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑 𝑑𝑢 10 𝐽𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑦𝑛𝑡ℎ𝑒́𝑡𝑖𝑠𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝ℎ𝑟𝑎𝑠𝑒 𝑖𝑠𝑠𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑 𝑑𝑒 1992 :
« 𝐷𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑠 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑜𝑖𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑠’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑚𝑝𝑙𝑜𝑦𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑢𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠, 𝑒𝑡 𝑖𝑙𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒̂𝑡𝑠 𝑎̀ 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑠 𝑑’𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 :
- 𝐿𝑎 𝑠𝑎𝑡𝑖𝑠𝑓𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑠 𝑔𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑢 𝑐𝑎𝑙𝑚𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑢𝑎𝑖𝑟𝑒 ;
- 𝐿𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑒́𝑡𝑖𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑔𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑣𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑛𝑖𝑡𝑒́. »
𝐶𝑒𝑡 𝑒𝑠𝑝𝑟𝑖𝑡, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑐𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑎̂𝑡𝑖 𝑙𝑒 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝐷𝑢𝑛𝑘𝑒𝑟𝑞𝑢𝑒, 𝑒𝑡 𝑙’𝑒𝑥𝑝𝑎𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖. 𝑁𝑒 𝑙’𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 ! »
Pour rappel :
En 1992, convaincu que continuer à faire grève, c’était condamner le port, Bernard Gouvart,
crée un syndicat autonome (la CSOPM) et entame les discussions avec les patrons. Après des semaines de vives tensions, 18 jours de discussions intenses à l’époque auront été nécessaires pour aboutir à un accord sur la mensualisation, acceptable par toutes les parties. Il sera signé le 10 juillet par Bernard Gouvart (de la CSOPM) et l’UMC, représentée par Christian Nerriec et les trois vice-présidents du SPEM. La mensualisation sera mise en place le 21 juillet 1992.


