Le journaliste Hubert Ledoux, il y a 33 ans, dans La Voix du Nord, résumait avec justesse les intentions de Bernard Gouvart : « Négocier immédiatement un accord fiable. La seule manière de pouvoir, dans l’avenir, négocier dans de bonnes conditionL’avenir, nous y sommes.
Le courage de Bernard Gouvart, sa détermination et sa capacité à défendre ses convictions ont permis de porter sur les fonts baptismaux la CSOPM. Le 18 juin 1992, il déposait les statuts de la Chambre Syndicale des Ouvriers du Port Mensuels, qui allait devenir la CSOPMI — Chambre Syndicale des Ouvriers du Port Mensuels et Intermittents.
En ce 18 juin 2025, nous rendons hommage au travail fondateur de Bernard et de sa première équipe syndicale. Ils ont choisi la voie du dialogue social plutôt que celle de la confrontation. Un choix visionnaire. Le dialogue social qu’il a prôné plutôt que les grèves qui annonçaient « la mort d’un port qui a d’énormes possibilités » reste notre méthodologie principale, notre boussole.
La fiabilité, valeur essentielle, a permis non seulement de défendre les dockers durant ces 33 années, mais aussi de préserver et de valoriser notre outil de travail : le port de Dunkerque. Et de concourir aux nouvelles implantations industrielles et logistiques que nous connaissons ces dernières années, générant de nouveaux trafics, de nouveaux emplois directs, indirects et induits.
C’est une grande fierté d’avoir repris le flambeau de Bernard Gouvart il y a un peu plus de 20 ans, et d’assurer la continuité dans la fiabilité du port et l’embauche de nombreux dockers.
Cette année, nous franchirons un cap symbolique : celui des 700 dockers. À nous de poursuivre, ensemble, avec nos camarades lamaneurs et tous les travailleurs portuaires de Dunkerque syndiqués à la CNTPA, dans le respect de nos engagements et de nos valeurs.


